‹ Œuvres complètes de MontesquieuChapitre 676 sur 975 · CHAPITRE XVm · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVm

Commenl la preuve par le combat s'étendit

On pourrait conclure de la lettre d'Agobard à Louis le Débonnaire, que la preuve par le combat n'était point en usage chez les Francs, puisqu'après avoir remontré à ce prince les abus de la loi de Gondebaud, il demande qu'on juge en Bourgogne les affaires par la loi des Francs^. Mais comme on sait d'ailleurs que, dans ce temps-là, le combat judiciaire était en usage en France, on a été dans l'embarras. Cela s'explique par ce que j'ai dit : la loi des Francs saliens n'admettait point cette preuve, et celle des Francs ripuaires la recevait 4.

Mais , malgré les clameurs des ecclésiastiques , l'usage du combat jiAliciaire s'étendit tous les jours en France; et je vais prouver tout à l'heure que ce furent eux-mêmes qui y donnèrent lieu en grande partie.

C'est la loi des Lombards qui nous fournit cette preuve. « H s'était introduit dqtuis longtemps une « détestable coutume (est-il dit dans le préambule « de la constitution d'Othon II ); c'est que, si la

Yoyes ansai la lot dtt Angles, chap. xiv, où la preove par Teaa booUlante n'Mt que subsidiaire.

« Tlt XIV.

* Cbap. XXXI, g 6.

3 Si piaeerei domino nostro ut eos ImnVSrrref ad l^gem

* Vo7eioettelol,titLix,84;ettitLXvn,86.

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