CHAPITRE in
Autorité des maires du palais.
J'ai dit que Clotaire n s'était engagé à ne point ôter à Wamachaire la place de maire pendant sa vie. La révolution eut un autre effet; avant ce temps, le maire était le maire du roi : il devint le maire àx royaimie; le roi le choisissait : la nation le choisit Protaire, avant la révolution, avait été fait maire par Théodoric , et Landéric par Frédégonde s mais depuis, la nation fut en possession d'élire^.
Ainsi il ne faut pas confondre, comme ont £iit quelques auteurs , ces maires du palais avee eeoi qui avaient cette dignité avant la mort de Brunehault 4 ,lesmairesduroiavecle8 maires du royaume» On voit, par la loi des Bourguignons, que ebes eux la charge de maire n'était point une des premières de4'Êtat^ : elle ne fût pas non plus une despkis éminentes diez les premiers rois francs^.
Clotaire rassura ceux qui possédaient des charges et des fiefiB;et, après la mort de Wamachaire, ce prince ayant demandé aux seigneurs assemblés à Troyes qui ils voulaient mettre en sa plnoe, ils s'écrièrent tous qu'ils n'éliraient point; et, lui dft*
* ImUganU Brumchilde, Theod^rkoJubeiUe, etc. Rrédégaire, cbap. xxvu, sur Tan 605.
' Geêta regum Prancorum, chap. xxxvi.
* Voyez Frédégaire , Chronique, chap. ut, sur Pan tfM; H son oontinoateai^ anonyme, chap. ci, sur Ite i95,«l Gfaap.cv, sur ran 716. Aimoia, Hvre IV, chap. xv. ËginlûuNl, f^ et Charlewiagne, chap. XLvm. Geita regum Piremcarum, chsp.
* Le maire da palais n*élait d*abord que le chef des domeitiqoes, et Tadminislratear général de la maison da prince ; mais, après avoir essayé sa poittance à foire des rois, età devenir po^ pétoel, il fiit tout, et la loi qui avait défiendu que les enfiuits m»^ cédassent à leurs pères dans les grands emplois tomha en désuétude. (CHABRrr, dp la Monarchie Jhmçaiie , eide $ea Lois, liv. vn , ch. Lxm.) (P.)
* Voyez la loi des Bourguignom, in preejàt; et le secooil supplément à cette loi, Utre un.
) * Voyez Grégoire de Tours, liv. IX, chapk xuvi.