‹ Œuvres complètes de MontesquieuChapitre 884 sur 975 · M. — AU MÊME · texte numérisé non relu

M. — AU MÊME

Vous m'avez bien envoyé l'extrait de ma lettre; mais il y a des points qui ne valent rien. Je vous avais mandé que je vous enverrais une partie de mon ouvrage, mais que, quand vous l'auriez reçue, vous ne vous amuseriez plus à autre chose; là-dessus vous êtes parti pour faire toutes vos courses, au lieu d'attendre mon manuscrit. Mon cher ami, quand il y aura une métempsycose, vous renaîtrez pour faire la profession de voyageur; je vous conseille de commencer à vous [fidre dérater. Mais venons au foit.

Dans trois mois d'ici vous recevrez quinze ou vingt livres, qui n'ont besoin que d'être relus et recopiés ; c'est-à-dire de cinq parties vous en rece-

■ L*iin et raotre était vrai. Ce ministre, s'aperoevant que soo crédit était fort bainé , tomlMi dans ane maladie lente, et mourut au mùiea des douleurs et des rugiswBDente.

* L*abbé le Beuf , chanoine d*Aaxerre , et depuis membre de Pacadémie des inscrii>tions et belles-lettres, remporta deux ou irois prix à cette académie. Ses dissertaUons sont pleines douilles recherches.

vrez trois, qui feront le premier volume; et apii cela je travaillerai au second, que vous reeeirei deux ou trois mois après. S'il ne vous reste phnde courses littéraires ou galantes à foire dans le Languedoc, vous ferez bien d'aller re^ndre votre posti de confesseur de mademoiselle de Montesqoieo, w celui de pénitent de M. l'évêque d'Ageo.

Quoi qu'il en soit, en quelque endroit que vou me marquiez , je vous enverrai à la fin d'avril le premier volimne. Si vous croyez avoir besoin d'an passeport de la cour, je .serai votre pis-aller: crojaat qu'il vaut mieux que vous employiez pour cria M. le Nain ou M. de Toomi; ce que je oe dBs point du tout pour me dispenser de faire la chose, inaii parce que les intendants ont plus de crédit qu'm ciprésident. Je vous embrasse de tout mon eoear.

De Paris, kaolérritt 1747.

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