AU MÊME
rai parlé à M. de Boze : il m'a renroyéiaa rudement et assez maussadement, et m'a dit^'ii ne se mêlait pas de ces choses-là; qu'il ftUait s'adresser à M. Fréret> età M. le comte de Maorepas; que c'était la chimère de ceux qui avaient gagai un prix de croire qu'on les recevrait d'abord à FAesdemie. Je ne sais pas s'il n'aurait pas quelgoeastn en vue. Je parlai le même jour à M. Dueioi, qv me paraît d'assez bonne volonté; mais c'est oa éis derniers. Or vous ne pouvez avoir M. deMaortf* que par la duchesse d'Aiguillon, votre muse '6^ rite. Vous savez que je suis brouillé avecM.FrW; vous ferez donc bien d'écrire à madame d'AignSfû" • si je le lui propose, il est sûr et très-sûr qu'eBe"'» fera rien; mais, si vous écrivez, elle m'en pariera:
et je lui dirai des choses qui pourront l'engager. S vous gagnez encore un prix , cela aplanira les discultes. Le P. Desmolets m'a dit que vous wj liez : moi je travaille de mon c^té ; mais mon traçai s'appesantit.
Le chevalier Caldwell m'a écrit que vous ^ tenté d'aller avec lui en Egypte; je lui ai œ»* que c'était pour aller voir vos confrères U»^ mies. Son aventure ^ de Toulouse est bîenrisil*'
« Alors secrétaire perpétuel de r Académie.
» Cest à eUfl <iu'U avait dédié U tradodtos dei *^ TÈum du prince Cantemir, sous le nom de ^^^''^di» qu*elle était fort liée avec le prince Cantcmir, etqoecw ^ réquisiUon que Pon avait fait la traductioii l»nÇ«* satires. ,^^
» Le chevalier CaldweU, Irlandais, s'étaot srrtléàTW^
Q paraît que dans cette ville-là on est aussi Osunatique en fait de politique qu*en fait de religion.
Faites, je vous prie, mes respectueux compliments à M. le premier président Bon > : la première chose physique que j*aie vue en ma vie c'est un écrit sur les araignées, fait par lui. Je Fai toujours regardé comme un des plus savants personnages de France; il m*a toujours donné de Témulation quand j*ai vu qu'il joignait tant de connaissances de son métier avec tant de lumières sur le métier des autres : remerciez-le bien des bontés qu'il me fÎBdt rhonneur de me marquer.
J'ai eu aussi Thonneur de connattreM. le Rain* à la Rochelle, où j'étais allé voir M. le comte de Matignon. Je vous prie de vouloir bien lui rafraîchir la mémoire de mon respect. On dit ici qu'il a chassé les ennemis de Provence par ses bonnes dispositions économiques , et que nous lui devons l'huile de Provence. Votre lettre de change n'est point encore arrivée, mais un avis seulement. Vous voyez bien que vous êtes vif, et que vous avez envoyé M. Jude à perte d'haleine pour une chose qu'il pouvait fahre avec toute sa gravité. Adieu; je vous embrasse de tout mon cœur.
De Parti , le l*' mars 1747.