AU MÊME
Je vous prie de parier de moi à monsieur et madame de Mirepoix, à M. de Forcalquier, à mesdames de Rochefort et de Forcalquier, à madame du Deffand, à monsieur et madanœ du Ghâtel, à M. de Bermestorf; sachez, je vous prie, sUs ont quelque souvenir de moi. PToubliez pas le président.
Ce que j'ai le plus vu dans votre lettre, mon cher chevalier, c'est votre amitié; et il me smble qu'ai la lisant je faisais plus d'usage de mon coeur que de mon esprit. Je suis bien rassuré par vous sur k bon succès de V Esprit des Lois à Paris. On me mande des choses fort agréables dltalie; je ne sais rien des autres pays.
Mon cher chevalier, pourquoi les gens d'affaires se croient-ils attaqués? Tai dit que les cheValiers , à Rome , qui faisaient beaucoup mieux leurs afEaires que vous autres chevaliers ne faites id les vôtres, avaient petdu cette république; et je ne l'ai pas dit, mais je Pai démontré. Pourquoi prennent-ils \kdedans une part que je ne leur donne pas?
J'aurais grande envie de revenir; mais je serai encore id quelques mois , occupé à rétablir une fortune honnête : il m'en coûte le plaisir de vaos voir, et il me faudraitde grands dédommagemeols. Je n'en sais point, mon cher dievalier , parce qu'il n'y a rien de comparable au bonheur de vivre avec vous.
Bordeaox, œ 24 férrier 1749.
Parlez, je vous prie, de moi à tous nos amis. 87. -A M. LE GRAND PRIEUR SOLAR,
ABBASSASBim BB KàLII ▲
Monsieur mon illustre commandeur, Totre kttre a mis la paix dans mon âme, qui était embariNNuDée d'une infinité de petites affaires que j'ai ici. Si fêtais à Rome avec vous , je n'aurais que des plaisirs et des douceurs, et je mettrais même au nonïbre des doaceurs toutes les persécutions que vous me feriez. Je vous assure bien que si le destin me fiiit entreprendre de nouveaux voyages , j'irai à Rome ; je vous sommerai de votre parole ; et je vous demanderai une petftf chambre chez vous. Rome anUea e modermm m» toujours enchanté : et quel plaisir que celui de tmver ses amis à Rome! Je vous dirai que le maitjwi de Breil s'est souvenu de moi ; il s'est trouvé à Kiee avec M. de Sérilly ; ils m'ont écrit tous deux lettre charmante. Jugez quel plaisir j'ai en de voir des marques d'amitié d'un homme que vous