AU MÊME
A Fontainebleau.
Ce que vous me mandez par votre billet dîner ne saurait me déterminer à renoncer au principe que je me suis fait *. Depuis le futile de la Porte ' jusqu'an pesant Duf^n 4 , je ne vois rien qui ait assez de poids pour mériter que je réponde aux critiques :
* AiideQDeTUled*/fufiMtna,doiitonadéooavertdei] près des bords da Pô en Piémont, mais dont la déooorcrte n*» pas produit beaucoup de richesses antiques ; les morceaux les plus précieux qu'on ait trouvés sont un beau trépied d« brooM^ quelques médaiUes , et quelques inscriptions.
* De ne point répondre aux critiques de VBaprit det Lois,
3 L*abbé de la Porte tot le premier qui osa eritiqaevr&prif des Zoû dans ses feuilles périodiques. On disaU dans le poblie qu'il y avait été induit par M. Dupin , fermier géoénl , qui commençait à escarmoucber par des troupes léseras nvojpéei en avant
4 Ce fermier général fit ensuite imprimer à ses fraii une aitique presque aussi étendue que V Esprit des Lois, qti'U diê^ trU>ua à ses connaissances, à condition de ne point U prêter. On ne manqua pas cependant de fUre passer un exemplake &ê cette critique entre les mains de M. de Montesquieu; et, dès qu*U en eut parcouru quelques parties, il dit qu*tt ne TalatC psa la peine de lire le reste, se reposant sur le public EnefM,la mauvaise foi qu'on découvrait dans les citations des paiwigfft mutUés, à dessein de rendre l'auteur de YEsptitdes Lois odieux au gouvernement , ainsi que les mauvais raisonneoienls , H»dignèrent au point que M. Dupin crut devoir retirer les exe» plaires distribués, sous prétexted'en faire une nouvelle éditloo, pour corriger des fiantes qui s'étalent gUnéii du» la pfnrfto
il me semble même que le publie me venge assez, et par le mépris de celles du premier, et par l'indignatîon eootre celles du second. Par le détail que TOUS me ferez à votre retour de ce que vous avez entendu des deux conseillers au parlement en question, je verrai s'il vaut la peine que je donne quelques éclaircissements sur les points qui ont paru les choquer. Je mMmagîne qu1ls ne parlent que diaprés le nouvelliste ecclésiastique, dont les déclamations et les fureurs ne devraient jamais faire impression sur les bons esprits. A l'égard du plan que le petit ministre de Wurtemberg voudrait que f eusse suivi dans un ouvrage qui porte le titre d'Esprit des Lots, répondez-lui que mon intention a été de faire mon ouvrage, et non pas le sien. Adieu.
De Paris, le....