‹ uvres complètes de P. Corneille (volume 2)Chapitre 1026 sur 1093 · PRUSIAS, ARSINOÉ, ARASPE · texte numérisé non relu

PRUSIAS, ARSINOÉ, ARASPE

PHUSIAS.

Faites venir le prince , Araspe,

{Araspe rentre.)

Et vous, madame.

Retenez des soupirs dont vous me percez l'âme. Quel besoin d'accabler mon cœur de vos douleurs , Quand vous y pouvez tout sans le secours des pleurs.' Quel besoin que ces pleurs prennent votre défense ?

' Style comique, mais le caractère d'Atf aie , trop avili, commence ici h se développer, et devient intéressant. On ne peut terminer un acte plus froidement : la raison est que l'intrigue est très-froide, parce que personne n'est véritablement en danger. (V.)

^ Arsinoé Joue précisément le rôle de la femme du Malade imaginaire , et Prusias celui du malade qui croit sa femme. Très-souvent des scènes tragiques ont le même fond (jue drs scènes de comédie : c'est alors qu'il faut f^in^ les plus grands effdrts pour fortilier par le style la faible.sse du sujet. On no peut cacher enlièrement le défaut, mais on l'orne, on l'embellit par le charme de la poésie : ainsi dans Mithridate, dans Uriluiniicus, etc. (V.)

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