ARSINOÉ, LAODICE, CLÉONE
ARSTNOÉ.
La cause de nos maux doit-elle être impunie ?
LAODICE
Non , madame; et , pour peu qu'elle ait d'ambiîio:; Je vous réponds déjà de sa punition.
ARsrpsoÉ.
Vous qui savez son crime , ordonnez de sa peine.
LAODICE
ïln peu d'abaissement suffit [)oin une reine : C'est déjà trop de voir son dessein avorté.
ARSINOE.
Dites , pour châtiment de sa témérité , Qu'il lui faudrait du front tirer le diadème ^.
LAODICE
Parmi les générÊUx il n'en va pas de même ; Ils savent oublier quand ils ont le dessus. Et ne veulent que voir leurs enneiuis co;ifus.
Ainsi qui peut vous croire , aisément se contente.
LAODICE
Le ciel ne m'a pas fait l'âme plus violente 4.
■ Le projet que forme sur-le-cbamp le prince Attale de déli^ vrcr son frère est noble, grand, et produit dans la scène uo très-bel effet; mais la m;u)ière dont il l'annonce aux spectateurs ne tient-elle pas trop de la c.omédi(;? (V-)
^ Pourquoi la reine d'Arménie vient-elle la? Si elle veut qu'Arainoé soit sa prisonnière, elle doit venir a\ec des gardes. (V.)
3 Tirer un diadème du front.' (V.)
4 Voici encore, au cinquième acte, dans le moment où l'action est la plus \ ive , une scène d'ironie, mais remplie de beaux vers : Laodice, en qualité de chef de parti, au lieude venir braver la reine sous le frivole prétexte de la prendre sous sapro