SCÈNE iir
GRIMOALD, GARIBALDE. UINULPilF.
GRIMOALD
Que veut Unulphe?
UNULPHE.
Il est de mon devoir De vous dire , seigneur, que chacun le vient voir. J'ai permis à fort peu de lui rendre visite; Mais tous l'ont reconnu pour le vrai Pertharite : Le peuple même parle, et déjà sourdement On entend des discours semés confusément...
OARinALDE.
Voyez en quels périls vous jette l'imposture! Le peuple déjà parle , et sourdement murmure : Le feu va s'allumer si vous ne l'éteignez. fgnez ?
Pour perdre un imposteur (|u'est-ce que vous crai- La haine d'F.duige, elle qui ne prépare A vos submissions qu'une fierté barbare , Elle que vos mépris ayant mise en fureur Rendent opiniâtre à vous mettre en erreur. Elle qui n'a plus soif que de votre ruine , Elle dont la main seule en conduit la machine .î* De semblables malheurs se doivent dédaigner, Et la vertu timide est mal propre à régner.
Épousez Rodelinde, et, malgré son fantôme , Assurez-vous l'État, et calmez le royaume; Et, livrant l'imposteur à ses mauvais destins, Otez dès aujourd'hui tout prétexte aux mutins.
GRIMOALD
Oui , je te croirai , duc ; et dès demain sa tête Abattue à mes pieds calmera la tempête. Qu'on le fasse venir, et qu'on mande avec lui Celle qui de sa fourbe est le second appui , La reine qui me brave, el qui par grandeur d'âme Semble avoir quelque gêne à se uonnuer sa fcninic.
GAKIiiALUL
Ses pleurs vous luueheronl.
GlUMOALl).
Je suis armé contre eux.