‹ uvres complètes de P. Corneille (volume 2)Chapitre 168 sur 1093 · LA GALERIE DU PALAIS, ACTE I, SCÈNE VI · texte numérisé non relu

LA GALERIE DU PALAIS, ACTE I, SCÈNE VI

Sa veine , au demeurant, me semble assez hardie.

LE LIBBAIBE.

Ce fut son coup d'essai que cette comédie.

DORIMANT.

Cela n'est pas tant mal pour un commencement ; La plupart de ses vers coulent fort doucement : Qu'il a de mignardise à décrire un visage !

LE LIBRAIRE

On le trouve si beau, Que c'est , pour mon proOt , le meilleur qui se voie.

{àlaliiujère.) Mais vous , que vous vendez de ces toiles de soie ■ !

LA LINGÈRE

De vrai , bien que d'abord on en vendîtfort peu , A présent Dieu nous aime , on y court comme au feu ; Je n'en saurais fournir autant qu'on m'en demande : Elle sied mieux aussi que celle de Hollande , Découvre moins le fard dont un visage est peint , Et donne, ce me semble, un plus grand lustre au teint- Je perds bien à gagner, de ce que ma boutique , Pour être trop étroite , empêche ma pratique ; A peine y puis-je avoir deux chalands à la fois : Je veux changer de place avant qu'il soit un mois ; J'aime mieux en payer le double et davantage , Et voir ma marchandise en un bel étalage.

LE LIBRAIRE

Vous avez bien raison ; mais, à ce que j'entends...

(à Dorimant.) Monsieur, vous plaît-il voir quelques livres du temps 1

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