‹ uvres complètes de P. Corneille (volume 2)Chapitre 169 sur 1093 · DORIMANT, CLÉANTE, LE LIBRAIRE · texte numérisé non relu

DORIMANT, CLÉANTE, LE LIBRAIRE

DOBIMANT.

Montrez-m'en quelques-uns.

LE LIBRAIRE

Voici ceux de la mode.

RORIMANT.

Gtez-moi cet auteur, son nom seul m'incommode ; C'est un impertinent , ou je n'y connais rien.

LE LIBRAIRE

Ses œuvres toutefois se vendent assez bien.

DORIMANT.

Quantité d'ignorants ne songent qu'à la rime.

LE LIBRAIRE

Monsieur, en voici deux dont on fait grande estime ; Considérez ce trait , on le trouve divin.

DORIMANT.

Il n'est que mal traduit du cavalier Maiùn ' ;

' Toilei de soie. C'était une espèce de gaze ou toile très-claire 'fort h la mode au commencement du dix-septième siècle, et •qui avait sur toutes les étoffes du même Kcnre de grands avantages, s'il faut en croire la répouse désiiiléressce que fait ici la lingère à son voisin.

* La Sampogna, imprimée en 1620, est, selon toute appa- ,rence, la pièce indiquée ici. J. B. Marini, connu sous le nom .de Cavalier Marin, naquit à Naplesle J 8 octobre 1569. Il futd'a- ■bord attaché à la légation du pape Clément VIT! en Savoie ; mais tes démêlés avec le poète Murlolo, qu'il décliira dans une satire sauglante intitulée hi Murloléide, l'obligèrent à quiller Turin. 11 vint en France, où il fut bien reçu de Marie deMédicis, cl cofllinua d'y exercer son humeur satirique. 11 disait de Mut-

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