DORIMANT, CLÉANTE, LE LIBRAIRE
DOBIMANT.
Montrez-m'en quelques-uns.
LE LIBRAIRE
Voici ceux de la mode.
RORIMANT.
Gtez-moi cet auteur, son nom seul m'incommode ; C'est un impertinent , ou je n'y connais rien.
LE LIBRAIRE
Ses œuvres toutefois se vendent assez bien.
DORIMANT.
Quantité d'ignorants ne songent qu'à la rime.
LE LIBRAIRE
Monsieur, en voici deux dont on fait grande estime ; Considérez ce trait , on le trouve divin.
DORIMANT.
Il n'est que mal traduit du cavalier Maiùn ' ;
' Toilei de soie. C'était une espèce de gaze ou toile très-claire 'fort h la mode au commencement du dix-septième siècle, et •qui avait sur toutes les étoffes du même Kcnre de grands avantages, s'il faut en croire la répouse désiiiléressce que fait ici la lingère à son voisin.
* La Sampogna, imprimée en 1620, est, selon toute appa- ,rence, la pièce indiquée ici. J. B. Marini, connu sous le nom .de Cavalier Marin, naquit à Naplesle J 8 octobre 1569. Il futd'a- ■bord attaché à la légation du pape Clément VIT! en Savoie ; mais tes démêlés avec le poète Murlolo, qu'il décliira dans une satire sauglante intitulée hi Murloléide, l'obligèrent à quiller Turin. 11 vint en France, où il fut bien reçu de Marie deMédicis, cl cofllinua d'y exercer son humeur satirique. 11 disait de Mut-