‹ uvres complètes de P. Corneille (volume 2)Chapitre 242 sur 1093 · GÉRASTE, CÉLIE · texte numérisé non relu

GÉRASTE, CÉLIE

CÉLIE

Eh bien , j'en parlerai ; mais songez qu'à votre âge Mille accidents fâcheux suivent le mariage. On aime rarement de si sages époux; Et leur moindre malheur , c'est d'être un peii jaloux. Convaincus au dedans de leur propre faiblesse , Une ombre leur fait peur, une mouche les blesse; Et cet heureux hymen , qui les charmait si fort , Devient souvent pour eux un fourrier ' de la mort.

' Suivant Nicot,/oMmer vient de /«Mrr<'r, qui signifie lor/cr, mettre quelque chose en un lieu. Alciat fait di'iriver ce mot du latin fores, portes. Quoi qu'il en soit de ces deux élymologlcs , qui peuvent l'une et l'autre se jusUlier, voici la délinition que Nicot donne d'un fourrier : '< C'est celuy ()ui marque de craye blanche les logis ou cliascun d« ceulx qui suy \ cnt la court, ou mi grand seigneur, ou armée, doibvent loger dans ville, bourg ou

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