HORACE, CURIACE, FLAVIAN
CUBIACE.
Albe de trois guerriers a-t-elle fait le choix ?
FLAVIAN
Je viens pour vous l'apprendre.
CUBIACE.
Eh bien , qui sont les trois ?
FLAVIAN
Vos deux frères et vous.
CUBIACE.
Qui.p
FLAVIAN
Vous et vos deux frères ^
tion ficspspérée que celle de vaincre ou de mourir; telle est la irsolulion d'Horace, très-bien caractéri.sée, à ce qu'il nous semble, par l'expression de noble désespoir, qui d'ailleurs est très-belle. Nous ne trouvons dans ce vers aucune obscurité, et nous ne voyons pas qu'il mérite d'être repris. ( P. )
' Perte suivie de deux fois perd est une faute bien légère. (V.)
* Ce n'est pas ici une ballologie; cette répétition, vous et vos deux frères, e.st sublime par la situation. Voilà la première scène au Ihéàlre ou un simple messaiîrr ait fait un effet traj-ique en croyant apporter dos nouvelles ordinaires. J'osucroire (|ue c'est la perfection de l'ail (V )
Mais pourquoi ce front triste et ces regards sévères > Ce choix vous déplaît-il ?
CUBIACE.
Non, mais il me surprend; Je m'estimais trop peu pour un honneur si grand.
FLAVIAN
Dirai-je au dictateur, dont l'ordre ici m'envoie ,
Que vous le recevez avec si peu de joie.?
Ce morne et froid accueil me surprend à mon tour.
CUBIACE.
Dis-lui que l'amitié , l'alliance et l'amour Ne pourront empêcher que les trois Curiaces Ne servent leur pays contre les trois Iloraccs.
FLAVIAN
Contre eux ! Ah ! c'est beaucoup me dire en peu de CUBIACE. [mots
Porte-lui ma réponse , et nous laisse en repos.