‹ uvres complètes de P. Corneille (volume 2)Chapitre 483 sur 1093 · HORACE, CURIACE, FLAVIAN · texte numérisé non relu

HORACE, CURIACE, FLAVIAN

CUBIACE.

Albe de trois guerriers a-t-elle fait le choix ?

FLAVIAN

Je viens pour vous l'apprendre.

CUBIACE.

Eh bien , qui sont les trois ?

FLAVIAN

Vos deux frères et vous.

CUBIACE.

Qui.p

FLAVIAN

Vous et vos deux frères ^

tion ficspspérée que celle de vaincre ou de mourir; telle est la irsolulion d'Horace, très-bien caractéri.sée, à ce qu'il nous semble, par l'expression de noble désespoir, qui d'ailleurs est très-belle. Nous ne trouvons dans ce vers aucune obscurité, et nous ne voyons pas qu'il mérite d'être repris. ( P. )

' Perte suivie de deux fois perd est une faute bien légère. (V.)

* Ce n'est pas ici une ballologie; cette répétition, vous et vos deux frères, e.st sublime par la situation. Voilà la première scène au Ihéàlre ou un simple messaiîrr ait fait un effet traj-ique en croyant apporter dos nouvelles ordinaires. J'osucroire (|ue c'est la perfection de l'ail (V )

Mais pourquoi ce front triste et ces regards sévères > Ce choix vous déplaît-il ?

CUBIACE.

Non, mais il me surprend; Je m'estimais trop peu pour un honneur si grand.

FLAVIAN

Dirai-je au dictateur, dont l'ordre ici m'envoie ,

Que vous le recevez avec si peu de joie.?

Ce morne et froid accueil me surprend à mon tour.

CUBIACE.

Dis-lui que l'amitié , l'alliance et l'amour Ne pourront empêcher que les trois Curiaces Ne servent leur pays contre les trois Iloraccs.

FLAVIAN

Contre eux ! Ah ! c'est beaucoup me dire en peu de CUBIACE. [mots

Porte-lui ma réponse , et nous laisse en repos.

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