‹ uvres complètes de P. Corneille (volume 2)Chapitre 492 sur 1093 · HORACE, ACTE III, SCÈNE I · texte numérisé non relu

HORACE, ACTE III, SCÈNE I

Leurs plaintes ont pour vous trop d'art et de tendres- Elles vous feraient part enfin de leur faiblesse , [se ; Et ce n'est qu'en fuyant qu'on pare de tels coups.

SABINE

N'appréhendez rien d'eux , ils sont dignes de vous. ]\Ialgré tous nos efforts vous en devez attendre Ce que vous souhaitez et d'un fils et d'un gendre; Et si notre faiblesse ébranlait leur honneur, Nous vous laissons ici pour leur rendre du cœur. Allons , ma sœur, allons , ne perdons plus de larmes ; Contre tant de vertus ce sont de faibles armes. Ce n'est qu'au désespoir qu'il nous faut recourir. Tigres, allez combattre, et nous, allons mourir.

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