‹ uvres complètes de P. Corneille (volume 2)Chapitre 501 sur 1093 · LE VIEIL HORACE, SARINE, CAMILLE, JULIE · texte numérisé non relu

LE VIEIL HORACE, SARINE, CAMILLE, JULIE

LE VIEIL HOBACE.

Nous venez-vous , Julie , apprendre la victoire ^ ?

» Ce discours du vieil Horace est plein d'un art d'autant plus beau, qu'il ne parait pas : on ne voit que la hauteur d'un Romain , et la chaleur d'un vieillard qui préfère l'honneur à la nature. Mais cela même prépare tout ce qu'il dit dans la scèue suivante ; c'est là qu'est le vrai génie. ( V. )

* Notre malheureuse rime, n'amène que trop souvent de ces expressions faibles ou impropres. Un litre qui est un digue trésor ne serait permis que dans le cas où il s'agirait d'opposer ce titre à la fortune ; mais ici il ne forme pas de sens , et ce mol de digne achève de rendre ce vers intolérable. Quand les poêles se trouvent ainsi gênés par une rime, ils doivent absolument en chercher deux autres. (V. )

3 II semJile intoléraljle qu'une suivante ait vu le combat, et que ce père des trois champions de Rome reste inutilement avec des femmes pendant que ses enfants sont aux mains, lui qui a dit auparavant :

Qo'est-ce-ci , mes enfants? écoutcz-Toiis vos flammes, Et perdez-Tous encor le temps avec des femmes?

C'est une grande inconséquence ; c'est démentir son caractère. Quoi 1 cet homme qui se sent assez de force pour tuer ses trois

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