HORACE , ACTE IV, SCÈNE H
LE ViKIL nORACE.
Sabine , votre cœur se console aisément ; Wos nialiicurs jusqu'ici vous loudicnt faiblement. Vous n'avez point encor de part à nos misères ; Le ciel vous a sauvé votre époux et vos frères : Si nous sommes sujets , c'est de votre pays : Vos frères sont vainqueurs quand nous sommes trahis ; Kl voyant le haut point où leur gloire se monte, Vous regardez fort peu ce qui nous vient de honte. IMais votre trop d'amour pour cet infâme époux Vous donnera bientôt à plaindre comme à nous : Vos pleurs en sa faveur sont de faibles défenses ; J'atteste des grands dieux les suprêmes puissances, Qu'avant ce jour fini , ces mains , ces propres mains Laveront dans son sang la honte des Romains.
SABINE
Suivons-le promptement , la colère l'emporte, [te ' ? Dieux! verrons-nous toujours des malheurs de la sor- Nous faudra-t-il toujours en craindre de plus grands, Et toujours redouter la main de nos parents' ?