‹ uvres complètes de P. Corneille (volume 2)Chapitre 52 sur 1093 · V, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

V, SCÈNE IV

Une autre affection vous rend pour moi de glace.

CHLORIS

Aucun jusqu'à ce point n'est encore arrivé ; ]\Liis je te changerai pour le premier trouvé.

PHILANDRE

C'en est trop , tes dédains épuisent ma souffrance. Adieu. Je ne veux plus avoir d'autre espérance, Sinon qu'un jour le ciel te fera ressentir De tant de cruautés le j uste repentir.

CHLORIS

Adieu. Mélite et moi nous avons de quoi rire

De tous les beaux discours que tu viens de me du'e.

Que lui veux-tu mander ?

PHILANDRE

Va , dis-lui de ma part Qu'elle , ton frère , et toi , reconnaîtrez trop tard Ce que c'est que d'aigrir un homme de ma sorte.

CHLORIS

Ne crois pas la chaleur du courroux qui t'emporte ; Tu nous ferais trembler plus d'un quart d'heure ou

PHILANDRE. [deUX.

Tu railles, mais bientôt nous verrons d'autres jeux : Je sais trop comme on venge une flamme outragée.

Le sais-tu mieux que moi , qui suis déjà vengée? Par où t'y prendras-tu ? de quel air?

PHILANDRE

11 suÛit.

Je sais comme on se venge.

CHLORIS

Et moi comme on s'en rit,

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