SCÈNE IIJ
PAULINE, STRATONICE
STRATONICE. [mCS ;
Je vous ai plaints tous deux , j'en verse encor des lar- Mais du moins votre esprit est hors de ses alarmes^ :
' Rend les soins , mort pompeuse, etc. tous mois impropres (V.)
2 Ces pensées affectées , ces idées plus recherchées que naturelles , étaient les vices du temps. ( V. )
3 Ces sentiments sont touchants; ce dernier vers convient au.ssi bien à la tragédie qu'à la comédie , parce qu'il est noble autant que simple; il y a tendresse et précision. (V.)
4 Ces vers-ci sont un peu de l'églogue * :quand les malheurs de l'amour ne consistent qu'à aller dans sa chambre , et à vivre avec son mari, ce sont des malheurs de comédie; nulle pitii-, nulle terreur, rien de tragique : cette scène ne contribue en rien au nreud de la pièce; mais elle est intéressante par ellemême. Corneille sentait bien que l'entrevue de deux persoimes qui s'aiment et (jui ne doivent pas s'aimer ferait un très-grand elfe! ; et l'hàtel de Rambouillet ne sentit pas ce mérite. Jusqu'ici on ne voit à la vérité dans Pauline qu'une femme qui n'a point épousé son amant , qui l'aime encore, et qui le lui dit quinze jours après ses noces; mais c'est une préparation à ce qui doit suivre , au péril de son mari , à la fermeté que montrera Pauline en parlant à Sévère pour ce mari même, à la grandeur d'àme de Sévère; voilà ce qui rend l'amour de Pauline inliniment théâtral et digne de la tragédie. (V. )
^ On dit hors d'alarmes; hors de crainte, hors de danger; mais non hors de ses alarmes, de sa crainte, de son danger,
' Il faut en runvenir, ces deux vers seraient m£mc au-dessous de régloguc ; ce qui est mauvais n'appaiticnf à auriin «cure (1' )