POMPÉE, ACTE III, SCÈNE I
Louez son jugement, et laissez-le partir.
Après, quand nous verrons le temps propre aux ven-
Nous aurons et la force et les intelligences, [geances ,
Jusque-là réprimez ces transports violents
Qu'excitent d'une sœur les mépris insolents :
Les bravades enfin sont des discours frivoles ,
Et qui songe aux effets néglige les paroles.
PTOLOMÉE
Ah ! tu me rends la vie et le sceptre à la fois :
Un sage conseiller est le bonheur des rois.
Cher appui de mon trône, allons sans plus attendre,
Offrir tout à César, afin de tout reprendre ;
Avec toute ma flotte allons le recevoir.
Et par ces vains honneurs séduire son pouvoir'.