PHILIPPE
Tout couvert de son sang, et plus mort que lui-même. Après avoir cent fois maudit le diadème ,
• Reste. Ce mot se retrouve huit vers plus loin , et toujours au singulier.
^ Peut-être le prêtre et le dieu sont peu convenables ti la vraie douleur. Elle a dit que la cendre de Pompée est son seul dieu , et puis elle dit (jue César est le dieu, et Ptolémée ley^rt tre. Tout cela est-il bien conséquent? Peut-être encore ce sentiment serait plus digne de Cornélie , si elle ignorait avec quelle grandeur d'àme César a promis de vengeur la mort de Pompée. N'est-on pas un peu fâché que Cornélie ne parle (jue de faire tuer César? Ce sont des nuances délicates que les connaisseurs aperçoivent, sans en approuver moins la force et la lierté du pinceau de l'auteur. ( V.)
^ C'est la répétition de ce vers, objet tcrrilile et tendre ; mais aussi bien que ma peine affaiblit encore celte répétition, et des cendres qui versent ce qu'un cœur ressent ne sont pas une image naturelle. (V.)
4 Cela n'est ni français ni nolile; on ne dit point autant comme , mais autant que. Ce mot de chetive a été heureusement employé au second acte; dans quelque vrne chétive en ramasser la cendre. Le même terme peut faire un bon el un mauvais effet, selon la place où il est. Une urne chétive qui contient la cendre du grand Pompée présente à l'esprit un contraste attendrissant; mais une llamme n'est point cbélive. Ces deux vers que Philippe met dans la bouche de César :
Kcste il'iiii dcniidifii doul .'i |ji-ine je puis
l'iK»lei' le giaiid nom , tout vaini|ii<'ur qui; j'en suis,
sont d'un subliuK^ si touchant, qu'on dil avec raison (jue (corneille, dans ses bonnes pièces, faisail (lUeUjuefois parler les Komains mieux (ju'ils ue parlaient eux-mêmes. (V.)
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