‹ uvres complètes de P. Corneille (volume 2)Chapitre 645 sur 1093 · CORNÉLIE, CLÉOPATRE, ACHORÉE, PHILIPPE, CHARMION · texte numérisé non relu

CORNÉLIE, CLÉOPATRE, ACHORÉE, PHILIPPE, CHARMION

CLÉOPATRE

Hélas r sur son visage Rien ne s'offre à mes yeux que de mauvais présage. Ne nous déguisez rien, parlez sans me flatter : Qu'ai-je à craindre, Achorée.' ou qu'ai-je à regretter .'

ACHORÉE

Aussitôt que César eut su la perfidie 4...

CLÉOPATRE

Ce ne sont pas ses soins que je veux qu'on me die ^ , Je sais qu'il fit trancher et clore ce conduit^ Par où ce grand secours devait être introduit; Qu'il manda tous les siens pour s'assurer la place

' Ce vers est trop prosaïque. (V.)

' Vers trop didactique; et tous ces discours sont déplus trèsinutiles. (V.)

3 Ce vers est trop du style de la comédie. (V.)

4 II faut, n su la pir/ldie. (V.)

5 Die était en usage , mais on ne dit pas des soins, cela n'est pas français. (V.)

*) Il faut, qu'il a fait trancher, parce que la chose s'est passée aujourd'hui. Si Ptoléméc avait pu intéresser, ce qui était presque impossible, le récit de sa mort pourrait émouvoir; mais ce récit est aussi froid ([ue son rôle. I,a pièce d'ailleurs est linie quand Ptolémée est mort : tout le reste n'est qu'une superstructure inutile à l'édilice. Toute la petite dispute entre Cornelie et Cléopàtre est très-froide, par cette raison-là mémo que Ploléméc n'intéresse point du tout. (V.)

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