‹ uvres complètes de P. Corneille (volume 2)Chapitre 713 sur 1093 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

DORATNTE, CLITON.

( Dorante parait écrivant dans zine prison, et le geôlier ouvrant la porte à Cliton, et le lui mo,itrant. )

CLITON

Ah! monsieur, c'est donc vous?

DORANTE

Cliton , je te revoi !

CLITON

Je vous trouve , monsieur, dans la maison du roi ! Quel charme, quel désordre, ou quelle raillerie, Des prisons de Lyon fait votre hôtellerie?

DORANTE

Tu le sauras tantôt. Mais qui t'amène ici ?

CLITON

Les soins de vous chercher.

DORANTE

Tu prends trop de souci ; Et bien qu'après deux ans ton devoir s'en aviso , Ta rencontre me plaît , j'en aime la surprise ;

' Dèslcspremiers vers, un grand intérêt commence : Dorante est en prison , après avoir disparu le jour de ses noces ; il est vrai (ju'il n'a eu aucune raison de s'enfuir quand il allait se marier ; que c'est un caprice irapar(if)nnable , que ce caprice même le rend un peu méprisable ; mais il est en prison ; sa maîtresse a épousé son père, ce père esl mort : tout cela excite beaucoup de curiosité. C'est une chose à laquelle il ne faut jamais manquer dans les expositions : loutepremièrc scène qui ne donne pasenvie de voir les autres ne vaut rien. (V.)

lA SUITE DU MENTEU

Ce devoir, quoique tard, enfin s'est éveillé.

CLITON

Et qui savait, monsieur, où vous étiez allé?

Vous ne nous témoigniez qu'ardeur et qu'allégresse ,

Qu'impatients désirs de posséder Lucrèce ;

J/argent était touché , les accords publiés ;

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