CLITANDRE, ACTE II, SCÈNE VII
CLEON
De semblables secrets ne s'ouvrent pas à moi.
FLORIDAN
Je n'en sais que penser ; et la cause incertaine De ce commandement tient mon esprit en peine. Pourrai-je me résoudre à te laisser aller Sans savoir les motifs qui te font rappeler.^
CLITANDBE.
C'est, à mon jugement, quelque prompte entreprise, Dont l'exécution à moi seul est remise : Mais , quoi que là-dessus j'ose m'imaginer. C'est à moi d'obéir sans rien examiner.
FLORIDAN
J'y consens à regret : va ; mais qu'il te souvienne
Que je chéris ta vie à l'égal de la mienne ;
Et si tu veux m'ôter de cette anxiété ,
Que j'en sache au plus tôt toute la vérité.
Ce cor m'appelle. Adieu. Toute la chasse prête
J\ 'attend que ma présence à relancer la bète.