SCÈNE IV
CLÉOPATRE, LAOISICE.
LAOMCE.
Enfin ce grand courage a vaincu sa colère.
CLKOPATRE.
Que ne peut point un fils sur le cœur d'une mère!
LAO?«ICE
Vcv pleurs coujent encçre, et ce cœur adouci.,.
CLÉOPATRE
Envoyez-moi son frère, et nous laissez ici. Sa douleur sera grande, à ce que je présumcj M;;is j'en saurai sur l'heure adouci,' i'ariiertu;te.
' Vr.o. P.r.rrv^e si belle n'est pas une raisçr» qurnd il s'fgit d'un trône- il faut d'autres prei;ves. Le petit compliment qu'elle fait à Arjicclius est pJulct Qe la comédie que de la tragédie- (V.)
' Il faut que ciî prince ait le sens bien borné pour n'avoir aucune défiance en voyant sa mère passer tout d'un coup de Texcé.s de la méchanceté la plus atroce à l'excès d(; la bonté. Quoi ! après qu'elle ne lui a parlé que d'assassiner Rodogune, après avoir voulu lui faire accroire que Séleucus l'a tuée, après lui a\oir dit : yiérissez , périssez! elle lui dit que ses larmes ont de rintelligence dans son conir; et Antiochus la croit! Non, une telle crédulité n'est pas dans la nature. Antiochus n'a jamais du avoir plus de déliance , et il n'en témoitine aucune : il di'vraitaumoinsdemandersi le changement inopiné desamère est bien vrai; il devrait dire : Est-il possible que vous soyez Ititit nuire eu uu momeul .' serriis-je assez heureux? de.; mais point; il s'écri»; tout d'un coup : O momeul forluné! ô trop heureuse flu ! Plus j'y réflécliis , et moilfr je trouve celte Fe^ne naturelle- (V ;