‹ uvres complètes de P. Corneille (volume 2)Chapitre 912 sur 1093 · NYMPHES, SUITE DE PHINÉE · texte numérisé non relu

NYMPHES, SUITE DE PHINÉE

PHINÉE

Ce n'est pas mon dessein, madame, de surprendre , Puisque avant que d'entrer je me suis fait entendre.

ANDROMÈDE

Vos vœux pour les cacher n'étaient pas criminels , Puisqu'ils suivent des dieux les ordres éternels.

PHINÉE

Que me direz-vous donc de leur galanterie?

ANDROMÈDE

Que je vais vous payer de votre flatterie.

PHINÉE

Comment?

ANDROMÈDE

En vous donnant de semblables témoins, Si vous aimez beaucoup, que je n'aime pas moins. Approchez , Liriope, et rendez-lui son change ' ; C'est vous , c'est votre voix que je veux qui me venge. De grâce, écoutez-la; nous avons écouté, P^t demandons silence après l'avoir prêté.

LIRIOPE chante.

Phinée est plus aimé qu'Andromède n'est belle, Bien qu'ici-bas tout cède à ses attraits; Comme il n'est point de si doux traits,

' L'amour de Phinée, qui va bien ol)ilger le solril à se cacher et à fuir de lionte d'avoir moins de clarté que le visage d'Androniè(l(! , est d'un ridicule bien plus fort que celui du poignard (U'. Piranie, qui rougissait d'avoir ver.sé le sang de son niaitre. On ne sort point d'étonnement de voir jusqu'où l'auteur de CiiiiKi s'est égaré et s'est abaissé. (V.)

ï IJriiiiir qui rend sou change au page est encore d'una étrange galanterie. (V)

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