SCÈNE III L'INFANTE, CHIMÈNE, LÉONOR
l'infante.
Apaise, ma Chimène, apaise ta douleur; Fais agir ta constance en ce coup de malheur; Tu reverras le calme après ce faible orage ; Ton bonheur n'est couvert que d'un peu de nua^e; Et tu n'as rien perdu pour le voir différer.
chimène.
Mon cœur outré d'ennuis n'ose Tien espérer. Un orage si prompt qui trouble une bonace D'un naufrage certain nous porte la menace ; Je n'en saurais douter, je péris dans le port. J'aimais , j'étais aimée , et nos pères d'accord ; Et je vous en contais la charmante nouvelle » Au malheureux moment que naissait leur querelle ,