SCÈNE II FLAMINIUS, LAODICE
FLAM4NIUS.
Madame, enfin une vertu parfaite...
LAODICE
Suivez le roi , Seigneur, votre ambassade est faite ; Et je vous dis encor, pour ne vous point flatter. Qu'ici je ne la dois ni la veux écouter.
FLAIIINICS.
Et je vous parle aussi , dans ce péril extrême , Moins en ambassadeur qu'en homme qui vous aime. Et qui , touché du sort que vous vous prépaiez , Tâche à rompre le cours des maux où vous courez. J'ose donc, comme ami, vous dire en confidence Qu'une vertu parfaite a besoin de prudence, Et doit considérer, pour son propre intérêt, Et les temps où Ton vit, et les lieux où l'on est