ACTE V, SCÈNE IIÏ
€ El que rhymen te rende à tes premières chaînes, c En même temps qu'à Rome il rend sa liberté.
« QUINTUS ÂRISTIUS. »
Le ciel s'est donc lassé de m'ètre impitoyable ! Ce bonheur, comme à toi, me parait incroyable. Cours au camp de Pompée , et dis-lui , cher Ârcas...
ARCAS
Il a cette nouvelle, et revient sur ses pas. De la part de Sylla chargé de lui remettre Sur ce grand changement une pareille lettre , A deux milles d'ici j'ai su le rencontrer.
ARISTIE
Quel amour, quelle joie a-t-il daigné montrer? Que dit-il? que fait-il?
ARCAS
Par votre expérience Vous pouvez bien juger de son impatience; Mais, rappelé vers vous par un transport d*amour Qui ne lui permet pas d'achever son retour, L'ordre que pour son camp ce grand effet demande L'arrête à le donner, attendant qu'il s'y rende. Il me suivra de près, et m'a fait avancer Pour vous dire un miracle où vous n'osiez penser.
Vous avez lieu d'en prendre une allégresse égale, Madame; vous voilà sans crainte et sans rivale. •
VIRIATE
Je n'en ai plus en vous, et je n'en puis douter : Mais il m'en reste une autre, et plus à redouter; Rome, que ce héros aime plus que lui-même, Et qu'il préférerait sans doute au diadème , Si contre cet amour...