‹ Œuvres completes de P. CorneilleChapitre 589 sur 594 · PERPENNA, ARISTIE, VIRIATE, AUFIDE, ARGAS, THAMIRE · texte numérisé non relu

PERPENNA, ARISTIE, VIRIATE, AUFIDE, ARGAS, THAMIRE

AUFIDE

Seigneur, Pompée est arrivé.

Nos soldats mutinés, le peuple soulevé.

La porte s'est ouverte à son nom, à son ombre. Nous n'avons point d'amis qui ne cèdent au nombre : Antoine et Manlius, déchirés par morceaux. Tout morts et tout sanglants, ont encor des bourreaux. On cherche avec chaleur le reste des complices. Que lui-même il destine à de pareils supplices. Je défendais mon poste : il l'a soudain forcé. Et de sa propre main vous me voyez percé; Maître absolu de tout, il change ici la garde. Pensez à vous, je meurs; la suite vous regarde.

ARISTIE

Pour quelle heure. Seigneur, faut-il se préparer A ce rare bonheur qu'il vient vous assurer ? Avez-vous en vos mains un assez bon otage. Pour &ire vos traités avec grand avantage?

PERPENNA

C'est prendre en ma faveur un peu trop de souci. Madame ; et j'ai de quoi le satisfaire ici.

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