‹ Œuvres completes de P. CorneilleChapitre 591 sur 594 · POMPÉE, VIRIATE, ARISTIE, THAMIRE, ARCAS · texte numérisé non relu

POMPÉE, VIRIATE, ARISTIE, THAMIRE, ARCAS

POMPÉE

Ne vous offensez pas d'ouïr parler en maître.

Grande reine ; ce n'est que pour punir un traître.

Criminel envers vous d'avoir trop écouté

L'insolence où montait sa noire lâcheté ,

J'ai cru devoir sur lui prendre ce haut empire.

Pour me justifier avant que vous rien dire :

Mais je n'abuse point d'un si facile accès,

Et je n'ai jamais su dérober mes succès.

Quelque appui que son crime aujourd'hui vous enlève,

Je vous offre la paix , et ne romps point la trêve ;

Et ceux de nos Romains qui sont auprès de vous

Peuvent y demeurer sans craindre mon courroux.

Si de quelque péril je vous ai garantie ,

Je ne veux pour tout prix eulever qu'Aristie,

A qui , devant vos yeux , enfin maître de moi.

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