‹ Œuvres complètes de P. de Ronsard (volume 2)Chapitre 118 sur 227 · EPITAPHE DE MARIE · texte numérisé non relu

EPITAPHE DE MARIE

Cy reposent les os de toy, belle Marie (a).

Qui me fis pour Anjou quitter mon Vendomois , Qui m^eschaufas le sang au plus verd de mes mois, Qui fus toute mon cœur, mon bien et mon envie. jEn ta tombe repose honneur et courtoisie ,

a. Var. :

âik belle MarU.

Second Livre.' 249

La vertu, la beauté, qu'en Tâme je sentdis ,

La grâce et les amours qu'aux regards tu pprtois

Tels qu'ils eussent d'un niort ressuscité la vie (a).

Tu es, belle Angevine, un bel astre descieux : Les anges tous ravis se paissent de tes yeux , La terre te regrette, beauté sans seconde !

Maintenant tu es vive, et je suis mort d'ennuy. Ah! siècle malheureux! malheureux est celuy Qui s'abuse d'Amour et qui se fie au monde (^)!

a. Var. :

Et la jeune beauté qu'en Vameje sentais.

Et le flambeau d'Amour, ses traicts et son carquois.

Et ensemble mon cœur, mes pensers et ma vie.

b. Var. :

Mal-heureux qui se fie en l'attente d'autruy ! Trois amis m ont trompé, toy, VAmour et le monde.

Fin de la seconde partit sur la mort de Marie,

LES VERS D'EURYMEDON ET DE CALLIRÉÉ

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