‹ Œuvres complètes de P. de Ronsard (volume 2)Chapitre 136 sur 227 · I . Danai tédnite, par Jnpiter, changé en pluie d'or · texte numérisé non relu

I . Danai tédnite, par Jnpiter, changé en pluie d'or

Qui embrasse le faux pour les choses cognues ; Et c'est renouveler la faole d'lxion(0 , Qui se paissoit de vent et n'aimoit que des nues.

mour a tellement ses flesches enfermées

En mon ame , et ses coups y sont si bien enclos,

?u'Hetene est tout mon cœur, mon sang et mes propos, ant i'ay dedans Tesprit ses beautez imprimées. Si les François avoient les âmes allumées D'amour ainsi que moy, nous serions à repos; Les champs de Montcontour n'eussent pourry nos os , Ny Dreux, nyJazeneuff>) n'eussent veu nos armées.

Venus, va mignarder les moustaches de Mars ; Conjure ton guerrier, par tes bénins regards , Qifil nous donne la paix , et de tes bras Tenserre. nPren pitié des François, race de tes Troyens , A fin que nous facions en paix la mesme guerre Qu'Anchisete faisoit sur les monts Ideens.

LU

Dessus l'autel d'Amour (0, planté sur vostre table Vous me iistes serment , et je le fis aussi , Sue d'un cœur mutuel^ à s'aimer endurcy, ostre amitié promise iroit inviolable.

Je vous juray ma foy, vousfeistes le semblable i Mais vostre cruauté , qui des dieux n'a soucy,

I. Inon, amoarenx de Janon, embrassa une nne que Jupiter avoit foite à Timage de cette déesse.

2 Lieux de la France remarquez par la misère de nos guerres civiles. ^R.)

). Hdene et luy avoient £iict serment de s'entr'-^imer d'amour inviolable. Binet m'a dit que ce serment fut juré sur une table tapissée de laurien. symbole d'éternité, pour remarquer la mutuelle liaison de leur amitié procédante de la Vertu, qui est immortelle. (R.)

)io Sonnets

Me pranMttoH de bouche , et me tronpc»! ainsi. Cependant yostre esprit demenrott inrnraable.

O jurement fardé sons l'espèce d*aA Inetl !

perjurable autel ! ta deîté n'est rien.

parole d'amour, non jamais asseurée !

i *a.y pratiqué par vous le proverbe des vieux ; Jamais des amoureux la parole jurée N'entra (pour les punir) aux oreilles des dieux.

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