De la.guerre d'amour
Habet sua casua Cupido. (Ovid.)
2. La ville de Troye, où estoit retenue Hélène. Il parle en plusieurs lieux de ces amours comme si sa maistresse estoit ceste Hélène de la Grèce qui a tant excité de guerres. Ainsi Pétrarque discourt de sa Laure comme de cette Daphné dont fut amoureux Apollon. (R.)
). Ce sonnet et les deux suivants font partie des Amoun diverses en 1578.
)24 Sommets :
De faim en son berceau, dont il est oonsonmé.
Puis que mon œtl ne void le Yostre tant aimé, Qui ma vie et ma mort en un regard assemble , vous deviez pour le moins m'escrire, ce me semble; Mais vous avez le cœur d'un rocher enfermé.
Fiere, ingrate beauté, trop hautement snperbe(tf}, Vostre courage dur n*a pitié de Pamour, Ny de mon palle teint ja flestri comme une herbe.
Si je suis sans vous voir deux heures à séjour. Par espreuve je sens ce qu'on dit en proverbe, L'amoureux qui attend se vieillit en un jour.
Prenant congé de vous^ dont les yeux m'ont domté, Vous me distes un soir, comme passionnée :
tt Je vous aime, Ronsard, par seule destinée; Le Ciel à vous aimer force ma volonté,
Ce n'est vostre sçavoir (&), ce n'est vostre beauté, Ny vostre âge, qui hiit vers l'automne inclinée. Ja cela s'est perdu comme une fleur fanée ; C'est seulement du Ciel l'injuste cruauté.
Vous voyant, ma raison ne s'est pas défendue. Vous puisse-je oublier comme chose perdue.
Helas ! je ne sçaurois, et je le voudrois bien.
Le voulant, je rencontre une force au contraire. Puis qu'on dit ({ue le Ciel est cause de tout bien. Je n'y veux résister, il le faut laisser faire.j>
uand je pense à ce jour, où, prés d'une fontaine, Dans le jardin royal (i), ravy de ta douceur,
a. Vax. :
Fiere, ingrate et rebelle, à mon dam trop superbe.
b, Var. :
Ce n'est pas vostre corps