I. Td presque est un sonnet de Pétrarque, qui se com menée
Amor mi sprona in un temo et aflfrena. (M.)
Premier Livre. 9
our estre en vain tes beaux soleils aimant , Non pour ravir leur divine estinoelle , Contre le roc de ta ri^eur cruelle Amour m'attache à mille clous d'aimant.
En lieu d'un aigle , un soin horriblement [ Claquant du bec et tresmoussant de l'aile , Ronge , goulu , ma poitrine immortelle Par un oesir qui naist journellement (tf).
Mais de cent maux et de cent que j'endure Fiché, cloué dessus ta rigueur dure, Le plus cruel me seroit le plus doux ,
Si j'esperois, après un long espace.
Venir à moi l'Hercule de ta grâce , Pour délacer le moindre de mes nouds.
Je vey tes yeux dessous telle planette(i) j Qu'autre plaisir ne me peut contenter, Sinon le jour, sinon la nuit chanter :
Allege-moi. ma plaisante bninette(a).
liberté^ combien je te rM;rette I Combien le jour que je vey t'aosenter, Pour me laisser sans espoir tourmenter En l'espérance , où si mal on me traitte !
a. Vu. :
En liai d'unaigU, un soin cruellement, Souillant sa griffe en ma plaje éternelle.
Ronge mon cœur, et si ce Dieu, n'appelle Ma dame, à fin d'adoucir mon tourment.