‹ Œuvres complètes de P. de Ronsard (volume 2)Chapitre 17 sur 227 · I . Ce commencement est de Pétrarque · texte numérisé non relu

I . Ce commencement est de Pétrarque

In taie Stella duo begli occhi vidi. (M.)

Q. C'est une vieille et vulgaire chanson, depuis lenouvelée par Clément Marot. Pétrarque n'a pas dédaigné de mes- 1er parmy ses vers , non seulement des chansons italiennr^

10 Amours.

L'an est passé, le vint-uniesme jour Du mois d avril , que je vins au séjour De la prison où les Amours me pleurent ;

Et si ne voy (tant les liens sont forts) Un seul moyen pour me tirer dehors , Si par la mort toutes mes morts ne meurent.

Ha ! qu'à bon droit les charités d'Homère (O» Un faict soudain comparent au penser Qui parmi l'air peut de loin devancer Le cnevalier qui tua la Chimère (2) !

Si tost que lui une nef passagère De mer en mer ne pourroit s'élancer, Ny par les champs ne le sçauroit lasser Du taux et vray la prompte messagere(j).

Le vent Borée, ignorant le repos, Conceut le mien de nature dispos.

Qui par le ciel et par la mer encore , ^£t sur les champs animé de vigueur, Comme un Zethés(4) s'envole après mon cœur.

Qu'une Harpye en se jouant aevore.

de Cino, de Dante, de Cavalcante, mais encores une de je ne sçay quel Limosin. Le lieu de Pétrarque est :

Non i^ravi al mio signor, perch' io V ripreghi , Da dir libero un di tra l'herba e i fiori , Dret e rason que cantant io mon.

Si quelqu'un de nos François osoit prendre la licence d*en faire autant, Dieu sçait comment il seroit reçeu par nos vénérables Quintils. (M.)

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