De Delos
}. Pétrarque.
h8 Sonncts
De myrte et de laurier, fueitle à fueille enserrez ^ Hélène , entrelassant une belle couronne , M'appella par mon nom : «Voila que je vous donne ; Derooy seule, Ronsard, fescrivain vous serez. »
Amour, qui Tescoutoit, de ses traits acerez Me pousse Hélène au cœur et son chantre m'ordonne : « Qu'un sujet si fertil vostre plume n'estonne: Plusl'argument est grand, plus cygne ( i ) vous mourrez .»
Ainsi me dit Amour,' me frappant de ses ailes; Son arc fit un grand bruit, les feuilles étemelles Du myrte ie senty sur mon chef tressaillir.
Adieu, Muses, adieu 1 vostre faveur me ^sse; Hélène est mon Parnasse (') ; ayant telle maistresse Le laurier est à moy, je ne sçaurois faillir.
LVIK
Seule, sans compagnie, en une grande satîe Tu fogeois Tautre jour, pleine de majesté.
Cœur vraiment généreux, dont la brave beauté Sans pareille ne treuve une autre qui l'egalle.
Ainsi seul en son ciel le Soleil se devalle , Sans autre compagnon en son char emporté ; Ainsi loin de ces oieux en son palais voûté Jupiter a choisi sa demeure royale.
Une ame vertueuse a tousjours un bon cœur; Le lièvre fuit tousjours, la biche a tousjours peur; Le lyon de soy-mesme asseuré se hazarde.
Cela qu'au peuple fait la crainte de la loy,