‹ Œuvres complètes de P. de Ronsard (volume 2)Chapitre 186 sur 227 · XVIII · texte numérisé non relu

XVIII

oulant tuer le feu dont la chaleur me cuit Les muscles et les nerfs, les tendons et les veines, Et cherchant de trouver une fin i mes peines, Je vy bien à tes yeux que j'estois esconduit.

D'un refus asseuré tu me payas le fruit Que j'esperois avoir : 6 espérances vaines I fondement assis sur débiles arènes!

Mal-heureux qui l'amour d'une dame poursuit (a) !

beauté sans merci , ta fraude est descouverte; J'aime mieux estre sage après quatre ans de perte Que plus long temps ma vie en langueur desseicher.

Je ne veux point blasmer ta beauté , que j'honore

M. Var. :

Malheureux qui sof-mesme abuse et se séduit l 1 . Dans réd. de 1 578, ce sonnet est adressé ï Helèoe.

Je ne suis mesdisant comme fut Stesichore, Mais je veux de mon col les liens destacher.

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