‹ Œuvres complètes de P. de Ronsard (volume 2)Chapitre 210 sur 227 · XLIII · texte numérisé non relu

XLIII

Dame , je ne vous puis offrir à mon départ Sinon mon pauvre cœur; prenez-le^ je vous prie. Si vous me le prenez, autre nouvelle amie (J'en jure par vos yeux) jamais n'y aura part. Je le sens déjà bien, comme joyeux ii part Hors de mon estomach, peu soigneux de ma vie, Pour vous aller servir, et rien ne le convie D'y aller (ce dit-il) que vostre doux regard.

Or, si vous le chassez , je ne veux qu'il revienne Dedans mon estomach en sa place anaenne, Comme celuy qui hait ce qui vous desplaira.

Il m'aura oeau conter sa peine et son maliaîse, Car, bien qu'il soit â moy, plus mien il ne sera , Pour ne voir rien chez-moy (Dame) qui vous desplaise.

I. La fin de ce sonnet est prise des Hymnes ({'Homerp, en celle de Venus o& 9 dit qu'elle devint «moarettse d'Aii^ chiw:

JLyx(9tu. i tlpai «i yhut/in tfUf>9». IfMi ^v/^i.' (ft.)

410 Pièces

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