I . Ce passage ne se trouve que dans l'édition de
i6o La Frakciadg!<
Que désormais son eau fust parjurée.
« Escoute-moy, vieille race des dieux :
Du bon Francus les faits laborieux Attache au ciel en lettres immortelles ; En sa faveur romps le vol de tes aisles , Et, sans partir, sois en toute saison De ce Troyen hostesse en sa maison {a) 1 »
Il dit ainsi : la joyeuse assemblée A jusqu'au ciel la chanson redoublée.
[C estoit au mois que le bel an tourné Avoit partout le printemps ramené , Son jeune enfant , quand la terre très-belle Comme un serpent sa robe renouvelle , Et quand Amour pousse de toutes parts, L'arc en la main, ses fiâmes et ses dards;
?uand les forests, les plaines et les fleuves, ertres et bois, vestus de robes neuves , Enorgueillis de cent mille couleurs.
Pompent leur sein d'un riche email de fleurs. Mais quoyque Tan et le printemps ensemble Fussent trez beaux , leur jeunesse ne semble (Bien que fleurie en mille nouveautez) Ny au maintien , aux grâces , aux beaultez Du jouvenceau Francion, ny à celles Qui donnoient lustre aux rovales pucelies :
Comme trois lys à l'envy florissoient, En leurs regards les traicts d'amour croissoient, Et sur leurs fronts au vif estoient descrites Venus , Pithon et toutes les Charités.
Ce Francion avoit un beau menton, Crespu de soye et pareil au coton
a. Var. :
Sue Shx conceut à son bord odieux, orrible saur des Fureurs immortelles ; En la faveur de Francus romps tes ailes, SoiS'luy compagne , et loin de tout mesckef, Pren-le en ta garde et luj pends sur le cnef.