Livre troisie^me
Promis en yœttic iu grand "peitote f^ulois <tf),'
An dieu de Seine et atix fliym)^nèâ comfagnes
Qui de Pam ( » ) iàrrouéeîit les tam«if)agkés. '
^«Notts nlroris plds; comïtfc^iWui sotolîons faire,
Tous deux seuletècn uh îièâ sblièfirey ' "'
Loing de làtrotipc enscnftîe^dévîîjér;
D'un dur sorameil H tè fâut'ré(k*ct^.
La mort te tipht, de Mfence siiivîe,
Et maugré moy je traîne teste vie ,
Qui m'estoit douce ^l^rs que. je fKHivois
Voir ton vFsage et entendre ta voix.
Soulagement de ma fortune èxtresme,
Cher coijipagnôft, ainçois second moy mesme,
Je te supply, ne té fâches de quoy
Plus grands présents tù n'às^-eèett de moy,
Qui suis bamiy sans foyer '^ sans terre,
Qui pour partage ay la mer et la guerre.
« Mais si leOei, qui prédit mon bonheur, Me faict un jour de ce peupfë seigiienr Que Seine embrasse.en soii aron ferlille , Je bastiray en ton nom une vhW Et couvriray d'un tombeai) solennel Tes os couchez en repos éternel. »
A-tant se teut. Les lannés respandnes, Dessus la face en roulant dèsiWiues , L'une sur l'antre à gouttes se hastoient, Et les souspirs l'estomac lui battdient, Blasmant la mort d'une plainte profonde, Qui rien de bon ne laisse vivre au monde.]
û. Var. î
Vouez au Dieu fui baigne les François.
I . U est permis aux dieux , aux morts , aux pontifes , aux devins et aux poètes, en leur fureur, de prévoir l'advenir et les noms qui ne sont encore im^sez aux choses. Voyex les Commeauires de vir^gUe, au slxiesme^ sur ce passaige : Portasque requirt YtUnos.
i68 La Franciadê. -
Ce triste office à Tenvy regardoient Les jeunes sœurs qui leurs beaux yeux dardoient (a) Sur ce Troyen, dont les larmes jettées Avoient beaucoup les sraces augmentées.
Bref, le voyant ensemble bon et fort, Plus que devant Amour gaigna le fort De leur raison par les sens renversée, D'un trait nouveau reblessant leur pensée; Mais plus Clymène ardant il retoucnoit.
D'autant que plus sa flame elle cachoit.
De toute chose elle perd la mémoire , Se perd sov mesme; une tristesse noire Bien loin au corps desroba son esprit.
Qui de pensers seulement se nourrist (^).
D^n feu secret elle escoule ses peines Aux nerfs, aux os, aux muscles et aux veines, . Et dans le foye, où la playe se fait Grande en douleur, auand Amour de son trait Blesse un amant , et oref depuis la plante Jusqu'à la nuque un soucy la tourmente, Poingt, frape, bat. Elle , qui sent parmy Ses propres os loger son ennemy.
Pense et repense , et discourt en sa teste ; Son penser vole et jamais ne s'arreste, Deçà, delà, virant et tournoyant.
Comme Pesclair du soleil flamboyant Sortant de Teau naguères respandue
â, Var. :
Tandis les sœurs d'un regard tout rary Jettoient les yeux et le axurà renvy,
b. Var. :
Son esprit, plein d'une tristesse noire,
L'effaroucha d'imaginations.
Troublant sou sang d'estranges passions.