Livre troisibsme
Dans un chaudron à la pans6 estendue (4), Ce prompt esclair, ore bas , ores haut , .
Par la maison sautelle de maint saut,.
Et bond sur bond aux ^liveaux ondoyé , Pirouettant d'une incertaine voye , Et fait courir ses longs rayons espars De place en place errer de toutes pars.
Ainsi discourt sans arrest de pensée De trop d'amour la pucelle offensée ; Sur maint penser maint autre redoubla , Mais cestuy-cy le meilleur luy sembla :
Ce fut de prendre une chambre secrette , Et loin èi part pleurer toute seulette.
Dessus un coffre à bouche ^e coucha ; Puis quapd Phebus en la mer se cacha, Se jette au lict, Le sommeil qui la presse Fit pour un temps à son mal prendre cesse, Mais pour-néant : car le songe trompeur, Entre-meslant resperaqce en la peur, Vint Teffroyer comme il a de coustume - D'effroyer ceux de qui la pUye fume; Dessous le cœur, quand un extresme ennu^ Commande au corps et règne tout en luy (i)^
Elle songeoit, pleine d'amour extresme.
Entre-dormant, que Francus de soy-raesme Estoit venu en Crète pour oser
tf.Var. (M78):
gui rebat l'onde au gbron respandue ^un creux chaudron à la panse esUndue.
Qui rebat l'onde, à lumihre eslanckj Dans le giron dune cuve nrsU,
b. Var. :
Dessous le cœur, quand le mal chaleureux Par le sang trame un uklre amoureux.
170 • La Fhangiadie.
Prier son perc Jfiii de^^ewoiiscf ^ - Et Que, la dextr«^ii li dtexti^ àyaitt mise De l'cstrang*,' ta tujr ivdit promise :
Que par coarrOtt]('4eSdii îl Vëfi èstoit;' Que le Troyeiv fmf «tte coTnbjilôit A toute force , erqflé ,'tôut bdùilTant d'ire , Il la trainoit en* fia ^âk nàVirè ; - "' Bien loin de CfUe/eii là p^dhde mer^ Et que son père araalit iamnd armer Mille vaisseaux itfin ééU tK^rsulvrè, Et le larron iiiff1»s$«f ^si vîvf^ ; .
Que le rivage tstcil reni'frf/ de feus, Irârmes , de nàat et dé f^èuptès esmeus , Faisant grand tniil, -é. ce bhiît la réveille.
Or, comme AMOtirtràlislrement la, conseille, Devant le jo!|r1io«5 du lîct se îeVa ; ' ' Et par sa chaihbre à taittôns elle va ,' Touchaiit tes mal-s d^ne miîii incertaine , Et ramassa son "esprit â grand" peine'.
Que le sommeil dtfcorfrèlui déstacha^ Puis derechef au liét sfe recoiicHa , D'amour, de peur; et dé ri^ frapée , Où de rechëMe soitgert'âli^oiTrpée.
Tousjoors au' cœur Fipaîictts lui revenoit, Et le maintien ^uW parlant il tenoit , Quel geste il eut ; q^r pdrt et quelle face , ET Quelle fut la douceur de sa grâce.
Quelle sa robe et quel.fut son parler.
Ses doux regards, sa tulle et son aller, Son menton crespe et sar perruque blonde.
Elle pensoit qu'il n'y eust prince au monde Pareil à luy; tousjours sa aouce vois, - Ses doux propoi et ses devis côurtbis , Comme pasmee et fkiite de .merveille.
Coup dessus coup lui refrappoient l'oreille.
Aucunefois elle songeoit errer Par les déserts, et mle's'egarer .
Panny rocherSynvières et bocages.