‹ Œuvres complètes de P. de Ronsard (volume 3)Chapitre 70 sur 155 · Livre TROisiESiiE · texte numérisé non relu

Livre TROisiESiiE

Sans compagnie; eutne foestfiisaiiyagi», Et que Fraoctts, arnow^xestnagef.

Le fer au poing la '$auy(»t àniaag^r* [Aucunes fois, après l^aVoirvei^ée, L'offroit hxf mesibe 96» é'^e&Xft' mangée , Puis hots.de»>a€ilt0idc$ lioBS^lasauvoit, Et son secbul^ Wy imisoit et servoit] .

Tou|- cnawrsaut «lUi s?e$t resveittée , Nuds pieds,/s«f»refeei affreuse,' eschevelée; Puis s'accoudaiol: dessus le coin d'un baiic y Mille souspirsTepoQSS» de son flanc :

a Pauvrette raoy ! en quel dfroy - m*ont mise Ces songes, las'l qui toute nuictWont-prisc. L'ame m'en tremble, et teco»ifr m!eii débat : Crainte et amour mefoht ud^aiid oombat.

Certes je SUIS toute autre devenue- Que je n'estois} je crains qiie la venue De ce Troycn né ro'aj)pi>rte malheur Comme en-songeantri m'âpportetiknileur!

Tousjours j-y. pe^se^ heureuse et 'plus qu'heureuse. Si forcenant je ii'esCots amotMretfsie ,- Et si jamais pour éviter''!» mort Le fils d*He!ctorn*eust touché nostre bort; »

Comme au pHntenq}frt)n Void une genice, Qui n'a le col courbé sousie service Du premier ]twg, couripparmy lescbawips^ A qui le tan aux àiguillotis tfenchan^ Pique le flanc et la pousse eft^urie ; • Ny les J^uisseaux y hostes'do^ï prairie, Forests ni fleurs,bocàse ni rocher, Ne la sçauroient enpFâbr d&mtmcher, De Routes parts va^boiideet courante :

Ainsi Clymèoé, en son esprit «nante.

Court et recpurl y et B?e$t jaÉwis ^té Le poignant trait qui navre son costé.

« (^e dois-je faire ? où iray-je? dit-eHeJ Pour me guarir ^rsoone «e m'appelle !

Je meurs sans aj^de, efsi je vtwaû^ pas

172 La Franciade.

Ou

Fai

ae sœuF ni frère entende mon trespas, aut-il qu'en pleurs je distille ma vie!

Que de ma sœur ainsi je me desfie, Qui seule fut mon conseil autrefois,

Sui m'aimoit seule , et que seule j'aimois I elas ! faut-il que mon mal je lui conte!

Et quoy, Clymène, auras*tu point de honte De confesser qu'Amour soit ton veinqueur, Que tu voulois lui arracher du cœur, Quand l'autre jour par un fin artifice Tu luy prouvois qu'aymer estoit un vice ?

Non ! c'est tout un. Des parents l'amitié Va surmontant Amour de la moitié {a); Et si elle est de Francus amoureuse, Me fera lieu , me voyant langoureuse.

Pauvre abusée! hé 1 ne sçais-tu pas bien Que les parens desrobent notre bien , Et que pour eux entier ils le désirent, Joyeux au cdeur quand les autres souspirent?

Ce n'est qu'un sang que ma sœur et que moy :

Elle prendra pitié de mon esmoy !

Foy ni pitié ne régnent plus en terre, Et le parent au parent tait la guerre!

Las ! que feray^je ? Il vaut mieux la tenter : Le secours vient en voyant lamenter.

Il n'y a louve aux forests , tant soit fiere ,

Sui ne soit douce aux pleurs d'une prière , elas ! on dit eh proveroe souvent :

Prière et pleurs se perdent comme vent !

Oui ! si l'on prie une ame inexorable ; Mais ma sœur est et douce et pitoyable.

Au pis aller, je ne saurois sentir En ressayant que honte et repentir. »

En la façon qu'elle estoit habillée,

a. Var. :

// ne m'en chaut, elle aura son retour; f^a parente 4oit surmonter ramour,

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