I . Ouvrir la bouche sans parler
Inceptus^dMnpft'ftustnitimbtetfes. . ..
Prince saœfoy, et l^y j^iKlf^icrgi(nr« , .
De me tromper^ et^en Jj^çit viçloireu ot .
Dois-je me pla^n^ç ^i m,^^ ff^mr f . .
Cela feroit son ^deuF^iugipçiiter; . . i-] >• Car je sçay bien (Am(wr w'a faitiSç^^ Que Francion est amoureux 4' Hywite,. . Et que ma sceur ce Troyep, aifie mte«% .:
Que son cœur propfe etie 'mflî^ n^.ynux.
Je n en sçay rien, seï|IemïBat„JQ çifeo doatc.: . L'amant douteux tout§ p^QljÇ esçOulCi. , Dois-je par fraude eipâf <lpl GojlnMlveff .. .
Su'au fond du CGçur ma^ skJ^ih* Uisse côBver n feu peu chaste, et^ te. dir^ Ltnoa irèft ? : En le disant, Il me seroiicôi^aire;: ' Pour un soupç'on ne youdroiiuQ discord Contre celiiy qui l'a ?a|iy4 de. «loit,.
Je souffre trop sans doôpier.cQ^^ijisaBce , De mon travail; 1^ spttk.patigice . . .
Est le remède : un feu, sojuVeotefois, :
Meurt de son gré quand ij n'a plus de bois, .. Pensers et pleurs apprestent la matijère .
A mon brazier ; il faut quç toute entière • • En liberté je me redonne à ittoy :
Un amoureux sur luy n'a point de loy !
Plus iil à fil ses lietjs il desserre, Et plus Amour à la chaîne l'enferré.
A tous venans dirai-je mon malheur ?
Dire son mal allège la doujc^r.
Non, ny mon sang, mon honneur ny ma i«acc Ne veuleht point que fable je me face ,! .
Et que chacun . 4'un cœur dissiîDullint , Flatte mon.B^l, et puis, en s'en allant.
Me deshonore , et , tançant J5* famille , Par mon malheûc fasse sa^ sa SUe. . . \ [Donc que ferav-je? Irai-je en autre part Comme bannie? Abkw^ qui tient le dard Dedans mon cuçwr en si .profoode pkye , Ne pei^met point qu'autre pay^ i'fesaysc ;.
176 La Pranciade.
Puis, pour passer Rleint fleute et meitit rocher, Je ne sçaurois de ihon flanc arracher Ce trait qui met la tristesse en mes veilles,, Mon cueur en fèU et mes yefiï en fofitaines.
Pour le meilleur, Clymène, il faut mourir , Et par la mort ton amour secourii*. »
Comme en son cœur elle pensoit la sorte De se tuer, ou d'une sangle forte Pendre son col au bout aun soliveau ^ Ou se percer Testomac d'un cojùteaîi , Ou s'estoufer au plus profohd des ondèS| Ou s'en-aller par les tofests profondes , Par les déserts de rochers éhfermez , Servir de prdye aux lions affamez , Une poison luy sembla la iheilleiire Pour destacher son aine tout à l'heure Loin de son corps ^ et du corps le souci.
D'un pesant pas et d'Un pesant sourci , Cruellement de passions outrée.
Elle est pleurante au cabinet entrée Où tout le bien que plus cher elle avoit D'un soin de femme en garde reservoit.
Sur ses genoux elle mit une quesse , Puis mit la clef en la serrure espesse ; La clef tourna , la serrure s'ouvrit.
Là, choisissant entre mille, elle prit Une poison qu'on dit que Promethée A de son sang autrefois enfantée , Quand le vautour, tout hérissé de faim, A coups de bec luy deschiroit le sein.
[Le sang coula dessus la terre mère ; Le soleil chaud, qui toute chose esdaire, Luy donna force, accroissance et vigueur.
Elle a de tige un coude de longueur ; Rouge est sa fleur, sa fueille un peu noirastre, Que la sorcière et Ja fausse marastre Sçavent cueillir de leurs ongles trenchans, Disant dessus des mots qui sont meschans,