La chose vaine, phrase grecque, c'est à dire l'image
48 La Franciade.
De leurs maisons par les cheveux traînez , Et qu'il avoit pour marque manifeste L'ardant esclair d'une flame céleste Au haut du chef, vray signe qu'il seroit Pasteur du peuple, et qu'un jour il feroit Naistre des rois à qui la destinée Avoit la terre en partage donnée.
« Je n'achevois de parler queToici Pyrrhe venir, qui ravit tout ainsi L'image feint hors des bras de la mère Qu'un loup le fan d'une biche légère.
Ille porta sur le haut d'une tour, D'où, le rouant et tournant de maint tour En tourbillons , d'un bras armé le rue , Pied contre-mont sur le dur de la rue, A chef froissé , par morceaux découpé.
a Mais le Grec fut de ma ruse trompé ; Car Francus vit, et maugré toute envie.
De ses poumons va respirant la vie Dedans Buthrote , en ces champs où la vois Vit prophétique es chesnes Doaonois, Près d^Helenin son oncle et d'Andromache , Qui sans honneur par les tourbes le cache.
a Desja la fleur de son âge croissant Va d'un poil d'or son menton jaunissant, Et tout son cœur bouillonne de jeunesse.
Je ne veux plus qu'il languisse en paresse Comme incognu , sans sceptre et sans honneur. Mais, tout remply de force et de bon-heur, Je veux qu'il aille où son destin l'appelle , Tige futur d'une race si belle , Sans plus en vain consommer son loisir. Parte de là : tel est nostre plaisir. »
Il dit ainsy. Les dieux, qui s'esleverent.
Tous d'un accord sa parole approuvèrent, En murmurant comme flots de la mer De qui le front commence à se calmer, Quand Aquilon assoupit son orage