A MATHURIN RÉGNIER
Oh! que j*aime à te voir, quand, le poing sur la hanche, De Ronsard bafoué, seul, tu prends la revanche, Et de ton vers penseur flagelles sur le dos Le Malherbe qui pèse et qui gratte les mots.
Louis BOUILHET.
A Tolède, c'était une ancienne coutume Qu'avant de prendre enfin le titre d'ouvrier, Pendant toute une nuit, chaque élève armurier Veillât près du fourneau qui rougeoie et qui fume.
I. Le vœu du poète, tout jeune alors et qui mourut à 32 ans, lieatenant de vaisseau, était une prophétie. Vendôme vient de voter une statue à Ronsard. — M. A. Irvoy est chargé de son exécution. P. B.
DU xix* Siècle. xxj
11 façonnait alors un chef-d'œuvre d'acier Souple comme un roseau, léger comme une plume, Et gravait, sur le glaive encor chaud de Tendume, Le nom du Maître, afin de le remercier.
Ainsi pour toi^ Ronsard, ma nuit s'est occupée. J'ai tenté, moi ton humble et modeste apprenti. Le fier sonnet, flexible et fort comme une épée.
Sous mon marteau sonore a longtemps retenti Le bon métal qui sort vermeil de Pâtre en flamme, Et j'ai gravé ton nom glorieux sur la lame.
François Coppée.