Sous François II
2. Quand on vouloit usurper sur i'authorité de la Royne, sœur de François de Lorraine, duc de Guise, et mère de Marie Stuart, qui fîit meiée en France déi Mge de quatre ans pour ce nqet.
|. A cause que Mécène estoit un favory d'Auguste, qiu fmrorisoit grandement les lettres, il nomme Mécènes ceux que le del a gratifiez de cette recoglioissance que les brates gens doivent au mérite des lettres.
172 Les Poèmes.
Nous menacer ; puis qu'au milieu de Tair On voit si dru tant de fiâmes voler, Puis trébucher de glissades roulantes ;
Puis que Tçn oit tant d*Hecates(*) hurlantes Toutes les nuicts remplir de longs abois Les carrefours ; et tant d'errantes voix En cris aicus se plaindre es cimetaires^ (*) Puis que Pon voit tant d'esprits solitaires (') [Nous eifroyer, et qu'on oit tant d'oiseaux Divinement reiargonner les maux Que doit souffrir nostre Europe mutine, Par ce grand Turc ouï desja la mastine. ]
Parton, Muret, allon chercher ailleurs Un ciel meilleur, et d'autres champs meilleurs; Laisson, Muret, aux tigres effroyables Et aux lions ces terres misérables ; Fuyon, fuyon quelque part où nos piez Ou les bateaux dextrement desliez Nous conduiront ; mais avant que de mettre La voile au vent, il te faudra promettre De ne vouloir en France revenir^ Jusaues à tant qu'on voye devenir Le More blanc, et le François encore Se bazanant, prendre le teint d'un More ; Et tant q^u'on yoye en un mesme troupeau Errer amis le lion et l'agneau.
Donc si ton cœur tressaute d'une envie De bien-heurer le reste de ta vie, Croy mon conseil, et laisse seul ici En son malheur le vulgaire endurci ; Ou si tu as quelque raison meilleure,
1. C'est la Déesse effroyable qui préside aux carrefours et à tous les effeas que la magie peut produire. Lisez Noël des Comtes.
2. On dit cimetières : mais il a esté contraint de mutiler le mot pour adjuster les deux rhythmes.