Au dos de leur navire
3 . Il entendle lac Lenian où Minerve fut lavée par un Triton.
î^o Les Poèmes.
Et luy eust dit le songe avenu du gazon.*
Lors Jason luy respond : « O Dieux que té augure Promet d'heur et de bien à ta race future !
Jette-moy ceste motte au profond de la mer, Les Dieux incontinent la feront transformer En isJe, qui sera la tres-belIe nommée There, de tes enfans nourrice renommée, De tes nobles enfans qui feront jusqu'aux cieux De bouche en bouche aller leurs faits victorieux. » Lors la motte fut mise à l'abandon de Tonde, Dont une isle se fit la plus belle du monde.
Ainsi, mon cher Morel, la fleur de mes amis, Je t'ay offert le don le premier qui s'est mis De fortune en ma main, â fin qu'en guelque sorte Je descouvrisse au jour l'amour que je te porte, Comme voulant trop mieux te donner seulement Un don qui fiist petit, que rien totalement, A toy qui as esgard au cœur de la personne, Et non à la valeur du présent qu'on te donne.
Or ce petit labeur que je consacre tien.
Est de petite monstre, et je le sçay très-bien ; Mais certes il n'est pas si petit aue l'on pense. Peut-estre qu'il vaut mieux que la grosse apparence De ces tomes enflez, de gloire convoiteux, Qui sont fardez de mots sourcilleux et venteux, Empoullez et masquez, où rien ne se décœuvre Que l'arrogant jargon d'un ambitieux œuvre.
We vois-tu ces cnasteaux jusqu'au ciel élevez Tomber tousjours devant qu'ils soient parachevez? S'ils ne tombent du tout, volontiers quelque pierre Tousjours de quelque part trébuche contre terre ; Et pendant aue la salle ou la cuisine on fait^ D'autre çosté la chambre ou la tour se défait.
Je te confesse bien que le fleuve de Seine A le cours grand et long, mais tousjours il attreine Avec soy de la fange, et ses plis recourbez.
Sans estre jamais nets, sont tousjours embourbez. Un petit ruisselet a tousjours Tonde nette.