‹ Œuvres complètes de P. de RonsardChapitre 195 sur 216 · Var · texte numérisé non relu

Var

Qui plus quun rossignol me plais Qui chante m un boccage es pais.

b. Var. (1587):

A tes fils non encor mlez.

D'un blond duvel emaiûMeUz.

950 Gayetez

En laq[uelle un crin d'or portoit

En qui toute sa force estoit.

Mais quoy ! vous n'estes pas seulettes

A qui les mensongers poètes

Ont fait grand tort : dedans ie bois

Le rossignol à haute vois,

Caché dessous quelaue verdure,

Se plaint d'eux, et leur dit injure.

Si tait bien l'arondelle aussi

Quand elle chante son cossi ;

Ne laissez pas pourtant de dire

Mieux que devant la tirelire,

Et faites crever par despit

Ces menteurs de ce au'ils ont dit.

Ne laissez pour coa de vivre Joyeusement, et de poursuivre, A chaque retour du printemps.

Vos accoustumez passetemps.

Ainsi jamais la main pillarde D'une pastourelle mi^rde Parmy les sillons* espiant Vostre nouveau nid pépiant, Quand vous chantez ne le dérobe Dedans les replis de sa robe.

Et ne l'emporte en sa maison, Pour l'enfermer dans la prison D'une ca^e que ses mains blanches Ont basti de petites branches.

Lors qu'oysive auprès d'un buisson Elle degoise sa chanson. C)

I. Dans rédition de 1578 et les suivantes, les six derniers vers sont remplacés par ce gracieux quatrain :

Vivez, oiseaux, et vous haussez Tousjours en l'air» et annoncez De vostre chant et de vostre aile Que le printemps se renouvelle.

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