A SA MAISTRESSE
Je t'ai offensée, maistresse.
Et sciemment, je le confesse ; Je t'ai offensée, et ne puis Mériter pardon, tant je suis Coupable d'une horrible faute.
Hé ! Dieu dii ciel ! elle est si haute Qu'en mon péché je ne puis voir Que le remords du desespoir.
Helas ! pardonne, je te prie, A ton sert qui merci te crie.
Siielle pénitence veux-tu?
n cœur tristement abattu Mérite à bon droict qu'on luy fasse Pour son humblesse auelque grâce.
Las! plus tu me paraonneras.
Et plus d'honneur tu recevras.
D'autant que ma faute insensée A plus ta grandeur offensée,
1. Cette odelette ne se voit que dans l'édition de 1560. Elle est la dernière du cinquième livre. L'ayant retrouvée trop tard pour la mettre à sa vraie place, nous avons cru bien faire en Tinsérant ici.
Ronsard. — VI. -26
Et que celay va meiitaiit Plus de louange, en remettant Au coupaWe xm faute grande, Que d'absonldre nn qui ne demande Qu'un pardon d'an petit péché Dont il n'estoït qm'im peu taché.
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