A J. HURAUT, OIT DE CANDÉ
Blesien, seigneur de la Pitardiere.
Amy Candé, pour bien te faire rire, Je te feray le conte d'un Satyrre; Le doux Ovide a la fable autrefois Ditte en romain, je la dis en françois, Poussé d'ardeur a'un semblable courage.
Ce n'est moins fait d'honorer son langage, Qu'au Prince armé qui de louange a som.
Borner vainqueur son Empire plus loin; Par ces deux poincts s'augmente la patrie.
Mais, mon Candé, il est temps que l'on rie, Et regardons à ce Dieu folleton Rompre les crins et plumer le menton Par ta grand' main d'Hercule, qui se fasche De voir ce Dieu si paillard et si lasche.
Qui son salaire à coups de poings receut Du faux Amour qui trompé \e deceut.
Pour mieux charmer le chagrin qui me ronge,